Les termes Offshoring et Nearshoring font désormais partis du langage courant dès lors que l’on parle IT et développement. Si les deux termes impliquent littéralement la délocalisation de service hors des frontières, la proximité de ces deux expressions prête souvent à confusion. Aussi, il est nécessaire de savoir faire la distinction entre ces deux concepts qui diffèrent en certains points bien distincts.

Le offshoring : tendance lourde des années 2000.

Par définition, l’Offshoring désigne la délocalisation de services ou de production vers des pays où le coût de production est plus bas, généralement des pays éloignés (Off). Initié par les américains dans les années 70, cette pratique est aujourd’hui monnaie courante pour des entreprises qui souhaitent majorer leurs profits et rester compétitives. Si l’activité délocalisée est confiée à un prestataire externe et non à une filiale de l’entreprise, on parle d’outsourcing offshore. De nombreuses entreprise ont fait le choix de l’Offshoring dans les années 2000 avec plus ou moins de succès. Gerard Rellier président de Go&Dev ajoute « Autour des années 2000, beaucoup de nos clients dans le secteur bancaire avaient fait le choix de l’offshoring principalement en Chine et Inde, la productivité attendue n’était pas nécessairement au rendez-vous. Les différences culturelles en particulier avec l’Inde, demandait un effort particulier en terme de gestion de projet”.

 

Offshoring et nearshoring constituent 2 concepts souvent liés à l'outsourcing mais qu'il faut savoir distinguer,

Le Nearshoring permet de développer une meilleure proximité culturelle et plus de souplesse

Le Nearshoring consiste également à délocaliser une activité, mais dans un pays voisin. Ce n’est que dans les années 2000 que ce terme est apparu, soit 30 ans après la naissance de l’Offshoring. Le Nearshoring peut être perçu comme une sorte de bon compromis entre coût et qualité. Les entreprises ayant recours à cette pratique veulent délocaliser pour réduire les coûts de production et offrir une meilleure élasticité à leurs clients mais choisissent une région ou un pays plus proche dans le but de maintenir la qualité de service, d’avoir plus de contrôle et également de bénéficier d’une meilleure proximité culturelle (langue, décalage horaire, habitudes de travail).

 

Nous avons fait le choix, de mettre à disposition de nos partenaires, des équipes de pointe en garantissant la meilleure proximité culturelle (langue, décalage horaire, habitudes de travail)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ressources IT restent rares et couteuses en France.

En effet, la pénurie de développeurs en France, constatée par une majorité d’observateurs rend les ressources IT rares et couteuses. Le marché de l’emploi en informatique est sous tension, depuis longtemps certes, Vincent Rouaix, PDG de GFI Informatique, l’une des principales SSII françaises, affirme dans la Croix, avoir refusé des contrats l’an dernier, faute de personnel suffisant. En décembre, la Fédération Syntec, qui regroupe les entreprises du numérique, a relevé que les difficultés de recrutement observées au premier semestre 2017 avaient constitué pour la première fois un frein au développement de leur activité.

La croissance liée aux nouvelles technologies ne fait que renforcer la pénurie de talents.

« Les logiciels sont désormais partout, et par conséquent les besoins en développeurs aussi », explique Bertrand Diard, président de Tech in France, syndicat des éditeurs de logiciels. Soutenus par les besoins d’un monde en pleine transition numérique, « les recrutements d’informaticiens ne se sont jamais taris, même au pire de la crise de 2009, assure David Beaurepaire, responsable stratégie et développement du site d’annonces d’emploi RegionsJob. Le phénomène s’est évidemment accentué avec le retour de la croissance tirée par les nouvelles technologies. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En France, la formation initiale a du mal à suivre « Il y a très peu d’écoles d’ingénieurs spécifiquement spécialisées dans le développement logiciel », assure Jean-François Guyomar, directeur général de Proservia (Manpower), Les ingénieurs qui sortent de l’école ambitionnent plutôt de faire du management de projet, pas de se consacrer à la technique pure. ».

En france, Il y a trop peu d’écoles d’ingénieurs spécifiquement spécialisées dans le développement logiciel pur. Le nearshoring peut être une bonne solution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La formation des ingénieurs IT marocains permet de rester proche du niveau des ingénieurs français.

De son côté Gerard Rellier conclut : « Avec le Maroc, nous trouvé un excellent compromis. Les formations pour des raisons historiques largement compréhensibles, sont très proches du système français, et les jeunes ingénieurs aspirent à coder. Nous y ajoutons notre expérience de gestion de projet, et de gouvernance pour nos clients, starts-up ou grands comptes, qui sont très satisfaits de pouvoir disposer de prestations rigoureuses, réactives et dans des conditions financières très abordables. »

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